
Nouveau rendez-vous, nouveau partage.
Du côté de Kino Wombat, nous sommes des amoureux du support physique quel qu’il soit soit, même si la tendance tire vers le Blu-Ray et Blu-Ray 4K UHD, le DVD étant seulement exhumé lorsque le film n’a malheureusement pas eu les honneurs du support HD.
Chaque mois, désormais, vous trouverez une sélection d’une dizaine de titres, chez divers éditeurs, afin de découvrir des cinémas alternatifs et autres œuvres oubliées.
Shellac Films : La célébration tant attendue de Ben Russell
Suite à la sortie en salles du nouveau travail de Ben Russel, Direct Action, le distributeur et également éditeur a eu la judicieuse idée de consacrer au cinéaste un coffret reprenant une part des essais et réalisations, entre documentaire et cinéma expérimental, du cinéaste américain.
Au programme : 4 long-métrages et une montagne de courts-métrages.
Parmi les long-métrages, il sera possible de retrouver :
- LET EACH ONE GO WHERE HE MAY (2009) – 135 min
- A SPELL TO WARD OFF THE DARKNESS, co-réalisé avec Ben Rivers (2013) – 98 min
- GOOD LUCK (2017) – 143 min
- THE INVISIBLE MOUNTAIN (2021) – 82 min
Et puis pour être honnête, dans ce coffret, nous sommes particulièrement euphoriques à l’idée d’enfin pouvoir redécouvrir le sublime et transcendantal A Spell To Ward Off The Darkness… MIRACLE !




Malavida & Potemkine : La résurrection de l’Incinérateur de Cadavres
Cela faisait bien des années que nous attendions de découvrir la dernière restauration en date du géant tchèque Juraj Herz.
L’Incinéarateur de Cadavres avait en cela connu une sortie collector du côté de Malavida mais en DVD.
Aujourd’hui, enfin, ce grand classique passe à la HD pour notre plus grand plaisir et puis… une collaboration Potemkine/Malavida c’est peut-être la meilleure rencontre de l’année, en espérant d’autres sorties communes comme La Clepsydre ou encore le cinéma de Bo Wideberg.


Survivance : Pedro Costa, enfin, Vitalina Varela, un rêve inespéré
Nous n’en revenons toujours pas.
Pedro Costa, cinéaste portugais phare, n’avait jusque là très peu d’éditions autour de ses oeuvres, pire cela devenait extrêmement difficile d’accéder légalement à ses oeuvres.
Nous allons pouvoir ranger nos imports, les très belles éditions de chez Second Run, et s’axer vers un éditeur tout indiqué, Survivance, avec comme titre Vitalina Varela, en espérant d’autres sorties de cette filmographie sensible, envoûtante et crépusculaire.

Artus Films : Frantisek Vlacil et les années Barrandov
Après Marketa Lazarova et La Vallée Des Abeilles, Artus Films permet de boucler l’intégralité des films du cinéaste réalisés au coeur des studios de Prague, les studios Barrandov.
Ler Serment Du Diable et La Colombe Blanche, que l’on n’espérait plus sont enfin là, et dans la continuité éditoriale d’Artus Films. Que demander de plus ?!


Condor Distribution : Payal Kapadia et la nouvelle aube du cinéma indien
C’est la grande surprise de ce Festival De Cannes 2024.
All We Imagine As Light est un poème fait cinéma, c’est même bien plus, c’est la création d’un geste, d’une oscillation artistique pour dépasser le langage, s’affranchir du monde perceptible, afin d’ouvrir le coeur, faire entrer la lumière, équilibrer les ténèbres, afin d’esquisser une harmonie.
Payal Kapadia a effectivement un oeil d’or, une rétine qui transcende les dimensions tangibles, une sensibilité poétique particulièrement délicate.
La jeune cinéaste est créatrice d’arts vibratoires. Elle touche les espaces imperceptibles qui nous lient, de l’atome au surnaturel, limites que nous n’avons pas encore déchiffrées et qu’elle atteint par sa lecture poétique du monde.

Carlotta Films : Japon et outrances visuelles
Carlotta Films, ces dernier mois, années, s’est tourné progressivement vers des cinémas asiatiques de plus en plus violents, rares et hypnotiques.
Ce n’est pas ce mois de février qui viendra déroger à la règle : La Vengeance De La Sirène et Ichi The Killer.
PS : rêve de cinéphile… Visitor Q.


Les Alchimistes : Le cinéma de Lila Avilès, entre naturalisme et relations extra-sensorielles, du corps au spectre
Les Alchimistes, dont nous apprécions tout particulièrement la ligne éditoriale, propose ce mois-ci la sortie du nouveau film de Lila Avilès, Totem, réflexion touchante autour de la perte à travers les yeux d’une enfant.
Mais l’éditeur ne s’arrête pas en si bon chemin. Il ajoute à son édition le premier long-métrage de la cinéaste : La Camarista.

Pyramide Vidéo : Notre Palme D’Or arrive en vidéo
Nous sommes encore sous le coup de la colère…
Comment Rasoulof a-t-il pu être écarté du palmarès et recevoir seulement un prix spécial avec un tel chef d’oeuvre ?
Les Graines Du Figuier Sauvage arrive en Blu-Ray et DVD ce mois-ci.
Mohammad Rasoulof réalise un film gigantesque sur la jeunesse iranienne, sa prise de conscience et la bataille titanesque dans laquelle elle s’est jetée à bras le corps.
Le cinéaste ausculte la cellule familiale pour saisir l’origine du grondement de tout un pays, il déconstruit tout un système en observant la condition des femmes, et l’altération psychique des hommes lorsque les droits en leurs faveurs vacillent de par les soulèvements populaires.
Le figuier est desséché, les déjections d’oiseaux décrochent les rares graines, les sols nourrissent ses dernières, le figuier sauvage surgit, engloutit les ruines d’un système passé, pourrissant et ultra-violent, pour mieux s’élever vers la lumière. Un nouveau jour se lève.

Spectrum Films : Joao Cesar Monteiro, la beauté du Portugal, un cinéaste incontournable
En 2025, les aficionados de cinéma portugais vont être aux anges !
Après l’annonce de la rétrospective Manoel De Oliveira par Capricci, Spectrum Films a concocté une sortie de piste, loin des horizons asiatiques, dédié un gargantuesque au très grand, mais trop peu célébré, Joao Cesar Monteiro.

Rimini : Robert Bresson et le Bois De Boulogne
Avant les grands classiques que sont Mouchette, Au Hasard Balthazar ou encore l’Argent, il y eut Les Dames Du Bois De Boulogne.
Les Dames Du Bois De Boulogne est une découverte extraordinaire, du côté de Kino Wombat, un chaînon pour comprendre le cinéma célébré de Robert Bresson, un film « bavard », bien que subtilement écrit, un film aux mouvements de caméra académiques, bien que soutenant à merveille le récit.
Il est ainsi particulièrement enthousiasmant de découvrir ce second long-métrage après avoir exploré avec insistance le cinéma du réalisateur, de distinguer les mécaniques qui feront par la suite toute la puissance des films à venir.



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