
| Réalisateurs : Véréna Paravel & Lucien Castaing-Taylor |
| Genre : Documentaires Expérimentaux |
| Date de sortie (coffret) : 20 mai 2025 Leviathan (2012) Somniloquies (2016) Caniba (2017) De Humani Corporis Fabrica (2022) |
Le cinéma mène à bien des voies pour réimaginer le monde, redessiner les perceptions, modeler de nouveaux reliefs de conscience.
La fiction tisse des récits plus ou moins artificiels pour développer sa réflexion sur le réel.
Le documentaire observe une vision du réel par le prisme du regard subjectif du cinéaste.
Le cinéma de Paravel et Castaing-Taylor, lui, a bien d’autres paramètres, entre expérimentations visuelles et anthropologie.
De films en films, des fonds marins au coeur de la chair, une forme prend naissance, entre la nébuleuse des songes et les espaces que l’on pense connaître sans jamais les interroger.
Bienvenue dans un territoire où l’inconscient devient matière troublante, à la frontière de l’ordre tangible, cinéma d’alchimiste qui fait se rencontrer l’organe, les éléments, le temps et l’espace.
Potemkine offre la possibilité, à travers un coffret soigné, de découvrir quatre réalisations du duo à savoir : Leviathan, Somniloquies, Caniba et De Humani Corporis Fabrica.
Préparez vos rétines, le voyage est immense.

Véréna Paravel & Lucien Castaing-Taylor,
Mystères et Humanités ou La Métaphysique des Vertiges
Leviathan, Carcasses, Esclaves et Bêtes Antiques
Le Leviathan renvoie à deux imaginaires, l’un biblique, l’autre philosophique.
D’une part la créature des mers, serpent immense qui dévore la vie, monstruosité exécuté par Dieu d’un invincible et pénétrant coup de glaive.
De l’autre, l’essai de Thomas Hobbes face au monstre-capitalisme qui engloutit les hommes pour nourrir la société.
Dans les deux lectures, l’humanité se trouve face à un monstre qu’il ne peut démettre de par ses propres forces, deux situations où l’humain trouve une position impuissante à échelle individuelle, s’en remettant alors à Dieu ou au sort, étant dans l’incapacité de l’union des êtres, tiraillé par des chaos intimes souterrains.
Paravel et Castaing-Taylor viennent alors poser leurs caméras dans ce bourbier sans issue, ces croyances qui endorment l’individu pour participer aux actes qui ôtent la vie pour nourrir un collectif aveuglé, ici, la pêche industrielle.
Bienvenue à bord, les vagues tambourinent la coque, les voix sont tues par le fracas de l’océan et des machineries.
Les filets descendent sous la surface. Les poissons s’entassent et s’écrasent dans les cordages. La pression est si forte que les yeux sortent des orbites. Sur le pont, les besaces chargées vomissent les centaines d’âmes mutiques au corps hurlant, poiscailles dégoulinantes.
Les têtes sont coupées, le sang inonde le champ visuel.
Le monstre tangue.
A l’intérieur, des hommes, esclaves d’une demande terrestre et mercantile incessante, esclaves d’une industrialisation du vivant.

Le geste des cinéastes prend racine dans Sweetgrass, réalisé par Lucien Castaing-Taylor et Ilisa Barbash, dans leur manière d’ordonner la perception d’un monde entre humains et bêtes.
Avec Sweetgrass, le cinéaste se mettait à hauteur de bétail pour filmer l’une des dernières grandes transhumances dans le Montana. A partir des moutons, la caméra remontait la chaîne humaine, observait l’organisation d’un tel événement pour finalement sonder l’individu en dehors du groupe et du protocole sociétal.
Un éventail saisissant et déstabilisant qui donnait à percevoir un rituel rural fantasmé de manière pastorale pour ceux n’y ayant jamais participé.
Avec Leviathan, c’est une forme connexe, tout d’abord dans la relation entre l’humain et le reste du vivant.
Cependant, là où Sweetgrass touchait une symbiose, un équilibre, une structure écosystème entre l’humain, le bétail, les chiens et la vallée, Leviathan, lui, sculpte sa forme dans le chaos, l’opposition, l’attaque et la mise à mort.
C’est une jouxte qui ne cesse jamais où l’humain de son glaive fait de cordes, pénètre les mers pour arracher, si ce n’est piller, par milliers, des vies. On y observe l’agonie des poissons, la barbarie des machines qui poussent à l’asphyxie, l’horreur absolue des mises à morts et l’intérieur du monstre de fer nourri par des créatures organiques, l’humain.
La chaîne y est donc bien différente mais observe avec un éventail parallèle une pratique humaine pour subvenir au besoin d’une civilisation troublante.
La Bible et Thomas Hobbes se rapprochent et finissent par s’unir.
Les caméras passent sous les flots, sont ballottées dans tous les sens, la rétine est en apnée entre convulsion et hypnose. Les images saturées et numériques que l’on découvre sont aussi perturbantes que la découverte de la vie au fin fond du cosmos.
La conscience d’un monde que l’on pensait comprendre se dérobe, Leviathan est une soufflante terrifiante où les monstres mythiques sont devenus humains, où au fin fond des océans, le Leviathan que Dieu foudroie n’est autre que sa propre création, où le monstre de fer n’est autre qu’un serviteur aveugle d’un système vorace.
Leviathan est transperçant, incontournable, et pourrait s’observer de manière analogue, sensorielle et analytique, avec le Dead Slow Ahead de Mauro Herce.
Oubliez tout ce que vous pensiez connaître, le horreurs imaginées, le réel est bien pire.

Somniloquies, Voyages Astraux et Rêves Projetés
Dion McGregor, est un auteur-compositeur célèbre pour parler dans son sommeil et raconter lors de ses voyages dans les bras de Morphée ses différents songes.
A New-York, durant les années 70, son colocataire a enregistré une partie de ses allocutions.
Le duo de cinéastes, mise ici sur un cinéma-dispositif.
Ils croisent les enregistrements sonores d’époque avec une mise en scène expérimentale, suivant volontaires et artistes, nus et endormis, dans une image floue et vaporeuse.
En structurant ce voyage avec cet écrin fugace et volatile, aussi inaccessible qu’envoûtant, Somniloquies s’évade sur la bordure entre songes et consciences.
Les récits sont contés, criés, susurrés, pleurés. Il y est question de nains à louer, d’extra-terrestres, d’actions militaires, de cabarets décadents et autres exorcismes.
Dans cette union entre l’image sculptée, à tendance impressionniste, parfois même abstraite, et la captation de récits somniloques, un effet opère sur le regard spectateur écartelé avec un geste doux-amer entre réalité et subconscient, faisant basculer dans une expérience surréaliste.
La perception du temps et des lieux se joue en dehors des corps, qu’il s’agisse du corps-film lui-même ou tout simplement du spectateur.
Un effet d’hypnose se meut dans un écrin flou sidérant.
Le regard vient à oublier ce qu’il perçoit, l’ouïe se perd et mêle les récits, il est difficile de dissocier les informations entrant en contact.
Paravel et Castaing-Taylor ont réussi à créer une expérience de cinéma semi-consciente, voyage comateux mais jamais ennuyeux, où Somniloquies invite les mots et maux de MacGregor à pénétrer nos propres forteresses, libérer des projections enfouies.
Véritablement impressionnant.

Caniba, Récits d’une Hydre
Cela fait quelques années désormais que je repousse l’expérience Caniba.
L’idée même d’un documentaire-boudoir en compagnie d’Issei Sagawa, meurtrier cannibale, m‘écœure.
Qu’en est il ?
Pour une proposition d’un tel ordre, il ne pouvait y avoir que Paravel et Castaing Taylor pour capturer le monstre, le tueur, le cannibale, afin de le dépasser et ouvrir une voie aux échos subconscients à échelle individuelle et collective.
Face au titan, curieux-monstre insaisissable, la société toute entière se retrouve face à l’impasse, forcée à se confronter à ses zones d’ombre, à ses résonances les plus sombres, renvoyant directement à l’un des crimes les plus tabous de notre civilisation : le cannibalisme.
La peur envahit, celle de succomber à un étrange fantasme primitif, renvoyant à des millénaires révolus, questionnant les termes et concepts d’humanité et d’animalité.
Issei Sagawa prend la parole, épuisé et hésitant, caméra braquée et visage saturé, en compagnie d’un étrange frère, bavard et profondément troublant.

L’échange est limité, cru.
Suffisant néanmoins pour ressentir le magma puant qui lie dans un seul être une humanité dans toutes ses extrémités, à savoir, de l’horreur primitive, le meurtre et le cannibalisme, à la tendresse nauséeuse, les peluches et films Disney.
L’image, elle, hurle.
Dans l’interstice des témoignages résident reliques et dessins, vidéos barbares et images de famille.
Entre les cinéastes et le sujet, espace invisible, néant remplit de chaînes d’atomes, les saturations de l’image dévoilent des liens vertigineux entre Sagawa et le spectateur lui-même, entraperçoit les ténèbres et appelle à se questionner sur nos rapports au monde, au corps, à l’image, à l’horreur et au divertissement.
Dans cet abîme existentiel dans lequel Paravel et Castaing-Taylot nous plongent avec un geste remarquable, le frère, lui, se révèle, créature dérobée, masse maligne qui s’extirpe de Sagawa.
La caméra décèle une dimension que les cinéastes ne semblaient pas soupçonner avant le tournage, ce frère, seconde tête d’une hydre qui a bien des mystères à vomir.
Derrière le visage flou et distordu d’un Issei dont on ne voit que la bouche, porte des mots, ouverture au monde vorace, Jun, lui, est clair, net, pourtant mêlé à la chair numérique aliénée de son frère.
Et c’est ici que l’expérience bascule, excavation d’une dimension cryptique insoupçonnée, couloirs secrets glissants vers l’enfance, les traumatismes mais aussi les désirs, les pulsions et les raffinements déviants, comme aurait pu les nommer Le Marquis De Sade.
Des vidéos intimes fuitent, séquences pornographiques avec Issei Sagawa et une partenaire, vidéos de mutilations Jun Sagawa, barbelé au poing.
L’œil est aussi hypnotisé que révulsé. Un cauchemar éclabousse la rétine, celui du réel.
L’horreur est absolue. Les images sont profondément glaçantes, les témoignages déstabilisants.
Caniba est un monument de cinéma sur l’humain et ses impasses, la société et ses monstres.
On frémit. On pleure de terreur. On ressort de la séance écartelé, distordu, confus.
Le regard des cinéastes ne juge pas, ne porte pas aux nues.
Il est celui d’anthropologues-cinéastes venant percer un mystère du monde, saisir la clé d’une humanité dérangée et déviante, celle d’un parallèle que l’on s’interdit de distinguer.

De Humani Corporis Fabrica, Le Sel De La Chair
Enfin, j’y suis arrivé, après avoir dépassé mon rejet pour Caniba, je viens de surmonter mon hypocondrie en m’enfonçant au cœur de De Humani Corporis Fabrica.
Le cinéma de Paravel et Castaing Taylor est définitivement un sommet absolu en terme d’images documentaires tout comme en terme d’images cinématographiques, c’est une prouesse, et en plongeant dans la chair, mêlant images médicales et hospitalières croisant les lieux, couloirs, veines, organes, machineries, services, fluides et psychés, De Humani Corporis Fabrica va bien plus loin que le corps et la société, l’humain et la médecine, la vie et la mort.
Ici, vous êtes invités à un voyage où le corps se révèle au-delà de nos perceptions habituelles et devient ôde cosmique, territoire hallucinatoire pour percevoir le vivant et ses structures microscopiques, à échelle de cellules, magma troublant.
Le rapport soignant/patient prend une nouvelle dynamique, entre maladies et particules médicales, le rapport dualiste s’efface, le miroir devient une seule facette, assemble un microcosme fascinant, échos de l’intérieur vers le monde de la chair vers le bâtiment, l’hôpital.
Le voyage est d’une profondeur inattendue.
Le sentiment de découverte d’un nouveau monde est total.
Sous la peau se cache un mystère de l’univers la vie et ses formes, la réflexion caresse un absolu, un début et une fin, un foisonnement et son infini.

Il est difficile d’accepter les premières visions, je n’ai cessé de dissocier l’image, ma conscience et les voix, barrière entre l’esprit et la réalité de la structure organique.
L’inconscient se trouve entaillé. La perception de notre environnement direct, lui, est changé à jamais.
Un spectre de l’humain que l’on pensait connaître ou tout du moins saisir s’évapore.
Le rapport au corps en est changé, devenant forme céleste, corps qui détient une vérité qui nous possède et dont nous percevons tout juste des reliefs lointains.
Oubliez l’espace, le grand voyage vers l’inconnu se trouve sous notre épiderme, dans nos chairs, dans l’organe, le plasma et ses inconnus.
De Humani Corporis Fabrica dépasse le cinéma, atteint un niveau artistique unique en son genre, fait de l’anatomie un dédale dans lequel réside les mystères de l’univers.
Hallucinant.
Merci pour ce miracle.

Les caractéristiques techniques de l’édition Blu-Ray
Image :
Nous y sommes, face au point le plus délicat de cet article, celui où il s’agit d’attribuer une note technique à une oeuvre usant de supports SD, à l’image volontairement lo-fi et saturée.
C’est un peu comme critiquer le rendu HD des oeuvres aux pixels éclatés de Jacques Perconte, cela serait absurde.
Il sera donc question ici de transfert et respect de l’image originelle, et dans ce cas précis, Potemkine offre les conditions idéales pour plonger dans ce dédale numérique tantôt saturé, tantôt miraculé.
Il faut revenir aux sources de captation pour parvenir à saisir les rendus en présence.
Dans le cas de Leviathan, tourné en grande partie avec caméras HD, Gopro, parfois immergées, d’autres fois abandonnées au gré des flots.
Ici l’image hurle, atteint les limites du support, de ce que le regard peut saisir d’un cauchemar de pêche industrielle.
Le pixel est à deux doigt d’écarteler l’image, la rétine tente de contenir l’explosion, et c’est pourtant dans les artefacts, failles et limites que la pensée de Leviathan inonde l’esprit.
Les couleurs saturent, le piqué a du mal à définir, l’image ne cesse d’être ballottée.
Le master en présence, lui, rend grâce à ce spectacle, n’essaie pas de magnifier, perfectionner, mais de retranscrire l’expérience telle que pensée.
En ce qui concerne, Somniloquies, le film est constamment, et volontairement flou, pour disperser dans le cadre la nébuleuse des songes.
C’est une volonté de tordre le regard et le plonger dans la brume.
Quelques saturations des noirs est néanmoins à relever sur les bordures de l’image.
Pour Caniba, il s’agira du film à la qualité d’image la plus poussée.
Les cinéastes travaillent à la fois le flou de Somniloquies et convoquent des espaces du cadre au piqué acéré ouvrant progressivement la voie aux monstres Sagawa.
Plus l’image s’affine et plus les frères se dévoilent, la colorimétrie aux coloris rougeâtres est splendide.
Les zones d’obscurité, elles, jouent de variations avec les tonalités de l’oeuvre, créent des zones de vertige.
Enfin, De Humani Corporis Fabrica mêle images médicales, Iphone et caméras 4K, la pluralité d’images trouve une belle stabilité.
Certaines images sont des miracles de cinéma et le master permet une telle grandeur.
Contrairement à Caniba, De Humani Corporis Fabrica est moins stable sur les séquences sombres mais atteint de belles performances.
Bref, ici vous découvrirez les films de Véréna Paravel et Lucien Castaing-Taylor tels qu’ils ont été pensés et tournés, de manière directe et brute.
C’est d’une grande beauté, et cela même pour le lofi Leviathan qui ne parvient pas à quitter mon esprit.
FONCEZ !
Son :
Pour chaque film, nous nous sommes dirigés vers la piste Dts-HD MA 5.1.
Il existe néanmoins des pistes 2.0 pour Leviathan et Caniba.
Il y a deux cas dans les propositions présentes, les « films-entretiens », Caniba et Somniloquies, et les « films-expériences », Leviathan et De Humani Corporis Fabrica.
Dans le premier cas, le mix reste assez frontal et se limite principalement soit à la voix des sujets interviewés, les Sagawa, soit aux enregistrements d’époque, ceux de Dion McGregor.
Dans Caniba, il y a des dynamiques plaisantes, des ondulations tonales.
Avec Somniloquies, l’enregistrement datant de plusieurs décennies avec un mode d’enregistrement primaire se trouve limité par sa captation originelle.
Dans le second cas, c’est une véritable plongée sous-marine et à l’intérieur des corps, la spatialisation est juste, le regard fond au sein de l’image.
Reste pour De Humani Corporis Fabrica, la nécessité d’ajouter les sous-titres pour personnes malentendantes du fait de voix parfois difficilement audibles.

Suppléments :
L’édition autour des quatre long-métrages de Véréna Paravel et Lucien Castaing-Taylor a été soignée, tout spécifiquement à travers son livret contenant un entretien saisissant en compagnie de Jean-Michel Frodon mais surtout avec la composition de textes critiques et poétiques d’une grande beauté rédigés par Emanuele Coccia, Alice Oswald,Teju Cole et mention spéciale à la plume de Mathilde Girard, autour de Caniba, que j’ai relu à de nombreuses reprises saisi de frissons entre la crasse de Sagawa et la poésie de Girard.
L’édition comprend égalemnt des suppléments pour chaque film, à savoir des introductions par les cinéastes et des scènes coupées, ainsi que court-métrages.
Concernant les introductions, elles sont extrêmement importantes et nous aurions tellement aimé prolonger l’intervention des réalisateurs avec des analyses plus fournies.
Reste que le contenu est remarquable.
Leviathan
- Introduction au film par Véréna Paravel (via menu français, 2’59”) et Lucien Casating-Taylor (via menu anglais, 2’59”, VO)
- « Still Life / Nature morte »: Court métrage de Véréna Paravel et Lucien Castaing-Taylor (2013, 29’, VO) : Retour en cabine, pour un voyage fixe en compagnie de l’équipage en salle de repos. Un moment suspendu, aussi triste qu’émouvant, dans le ventre de la bête de fer, frappé par les flots.
somniloquies
- Introduction au film par Véréna Paravel (via menu français, 3’27”) et Lucien Casating-Taylor (via menu anglais, 2’59”, VO)
- « Rêves coupés » : Scènes coupées de « somniloquies » (28’, VOST) : Une prolongation du voyage, pour ceux qui souhaiteraient découvrir de nouveaux récits nocturnes, prolonger l’hypnose.
Caniba
- Introduction au film par Véréna Paravel (via menu français, 4’27”) et Lucien Casating-Taylor (via menu anglais, 4’27”, VO)
- « 8mm, archives des Sagawa, montées » de Véréna Paravel et Lucien Castaing-Taylor (2025, 56’, VF/VO) : Un supplément qui étoffe à travers des images d’archives la relation entre les frères Sagawa, des images du passé qui étaillent les corps et esprits du présent.
C’est intrigant et toujours aussi dérangeant.
De humani corporis fabrica
- Introduction au film par Véréna Paravel (via menu français, 4’02”) et Lucien Casating-Taylor (via menu anglais, 4’02”, VO)
- Scène coupée (5’56”, VF/VO)


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