« In A Violent Nature » réalisé par Chris Nash : Test Blu-Ray 4K UHD

Au cours d’un séjour en forêt, un groupe de jeunes plaisanciers ranime sans le savoir la dépouille d’un homme enterré dans les bois non loin de leur chalet. Le fou furieux masqué est sorti des entrailles de la Terre pour venger son existence passée.

Réalisateur : Chris Nash
Acteurs :  Ry Barrett, Andrea Pavlovic, Lauren-Marie Taylor
Genre : Horreur
Pays : Canada
Durée : 94 minutes
Date de sortie : 
Février 2025 (France)
Octobre 2025 (Blu-Ray/4KUHD)

C’était la surprise de 2024, un essai pour sortir le slasher des sentiers battus, pas dans le fond, mais dans la forme, modulant le rythme et les points de vue, In A Violent Nature s’est installé tout autant comme un film débordant de références que comme une expérience de cinéma horrifique singulière.

Du côté de Kino Wombat, on espérait naïvement un passage par les salles obscures, tout comme pour Skinamarink, mais cela fut finalement un direct vers les plateformes de streaming légales.
En cette fin d’année 2025, l’intrigant film de Chris Nash parvient néanmoins à affirmer son statut d’incontournable moderne du genre en bénéficiant d’une édition collector particulièrement fournie du côté de ESC.

A Violent Nature, Tueur, Traque et Tripes

En pleine forêt canadienne, en bordure de lac, un groupe d’amis se retrouve pour passer du bon temps, entre feux de camp, histoires d’horreur et parties de jambes en l’air. 
Un après-midi, au fin fond des bois, dans des infrastructures abandonnées, ils font la découverte d’un collier perdu qu’ils décident de s’approprier. 
Dans les secrets les plus profonds de la forêt, dans un cabanon dévoré par les termites, la terre se met à remuer, une main s’extirpe des sols, un colosse s’extrait de la fange, entre corps maudit et mort-vivant. 
L’entité à la force herculéenne se dirige vers les habitations les plus proches. Que le massacre commence…

Chris Nash dans son approche du slasher n’essaie en aucun cas de renouveler le récit, les protagonistes, leurs réactions ou bien interactions. 
Il pourrait s’agir ici d’un énième volet de la saga Vendredi 13 et nous aurions pu scander le nom de Jason Voorhees que cela n’aurait perturbé que peu de personnes. 
L’impression de déjà-vu est suintante. Le sentiment étrange de connaître les lieux, les personnages et leurs liens est troublant. 
C’est alors que le cinéaste canadien tire son épingle du jeu en travaillant cet amoncellement de codes tout en contre-gestes. 
La glaise narrative, et le mouvement emprunté, avec lesquelles In A Violent Nature module est la force sidérante de cette audacieuse création. 
Adieu jeunes adultes écervelés, Nash fait l’expérience de la nuit, des bois, des monstres.

In A Violent Nature tout en conservant les poncifs du genre parvient à complètement réinventer son déroulé, ses axes de narration et d’observation. 
Le long-métrage risque tout autant d’émerveiller que de particulièrement frustrer les amateurs du genre de par son expérience sensorielle contemplative, et quasi-métaphysique. 
De notre côté, nous sommes conquis. 
Chris Nash, emprunte à Terrence Malick dans son usage de la caméra, à David Lowery dans son travail du temps, et construit son créneau de cinéma tout en rendant un hommage sincère, et non une lecture rétro-crétin, à un genre l’ayant porté, et plus spécifiquement à Vendredi 13 Partie 2 de par les lieux explorés mais également son cameo final.

Pour découvrir la critique complète c’est par là

Les caractéristiques techniques de l’édition 4K UHD

Ici, nous n’avons reçu que le disque 4K UHD, il sera donc impossible de revenir sur l’édition dans son intégralité.

Image :

C’est tout simplement exemplaire.
La copie 4K UHD avec traitement Dolby Vision réalise une performance remarquable laissant apparaître le moindre détail de l’image avec une fluidité à couper le souffle.
La forêt s’active et s’anime sous nos rétines éberluées.
La palette de couleur est quant à elle extrêmement fine et variée, réussissant durant les scènes diurnes à afficher une lecture de l’image limpide, avec des noirs profonds et des dégradés surprenants.

Note : 10 sur 10.

Son :

DTS-HD MA 5.1 VOSTFR et VF

Tout comme pour le master image, le master son est superbe en VOSTFR.
La piste 5.1 pousse à une véritable immersion, feuilles sur le sol, branches qui craquent, bruit de pas, animaux et autres spectres sonores forestiers sont de la partie.
C’est troublant et saisissant.
De plus la balance entre les différentes fréquences est très juste, avec des voix non surexposés.

Concernant la piste VF 5.1, le mix est bon, la spatialisation toujours optimale mais le doublage ne rend pas honneur au film malheureusement.
Un constat qui se répète de plus en plus en matière de VF.

Note : 9 sur 10.

Suppléments :

N’ayant que le disque 4K UHD, nous ne pourrons qu’aborder le commentaire audio, le reste des suppléments se trouvant sur le disque Blu-Ray.

  • Commentaire audio avec la production et les acteurs (VO) :
    Attention ! Ce supplément ne contient pas de sous-titres… C’est regrettable…
    Hormis cela, il s’agit d’un commentaire audio assez classique.
    Super pour ceux qui veulent découvrir les moindres secrets de la proposition et qui parlent couramment anglais…
  • « Naufrage » : La tentative avortée du premier In a Violent Nature (71 min)
  • Behind the Scenes (13 min) 
  • « Le meurtre Yoga » (4 min)
  • Bande-annonce

Pour découvrir In A Violent Nature en Blu-Ray 4KUHD :
https://www.esc-distribution.com/accueil/10704-in-a-violent-nature-combo-uhd-4k-bd-edition-limitee-3701432022567.html?srsltid=AfmBOoq7XWN8l3WH5tREgTIQXoW3EbOzyBT5OahJgg2Ljtjhz3rGnGrr

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